QUEUES EN DÉSORDRE

    CHEZ NOS CANARIS
     

      On remarque régulièrement chez le canari, des sujets ne présentant pas un plumage correct
      au niveau des rectrices.

      Lors de la sélection des oiseaux destinés à l’élevage et / ou aux concours, on ne prête pas
      toujours suffisamment d’attention à ce problème et dès lors, l’une des causes passe souvent inaperçue.

      Ces désordres se caractérisent généralement sous différents aspects : queues larges, aux
      plumes superposées, « étagées » ou encore vrillées, un peu en « tire-bouchons ».

      Ces queues apparaisssent asymétriques et fripées bien évidemment cela nuira à la bonne
      harmonie du plumage entraînant de ce fait une perte de points dans la rubrique concernée.

      Il faut savoir qu’une queue de canari comporte habituellement douze rectrices, or, sur certains oiseaux , on constate la présence inopportune d’une–voire même–de deux plumes « supplémentaires » soit donc 13 ou 14 rectrices.

      Ce surnombre contrarie manifestement la bonne implantation des plumes à leur base, d’où ces queues ébouriffées ayant dans le cas extrêmes, l’apparence de « vieux pinceaux » !!

      Il conviendra donc d’être attentif et si l’on observe sur ses oiseaux ou lors d’achats, des exemplaires aux queues mal fichues, on vérifiera le nombre de rectrices et si celle-ci s’avéraient sur numéraires sachez, qu’outre le fait que bien évidemment ces défauts persistent, il
      semblerait qu’ils soient fortement héréditaires.

      Aussi l’utilisation et / ou l’acquisition de tels oiseaux pour l’élevage devraient être évités car
      tôt ou tard….cette tare réapparaîtra dans la descendance et il sera dès lors décevant de la constater sur un oiseau de bonne qualité, autrement apte à concourir valablement
      .

      Par ailleurs, il s’avère évident que d’autres facteurs peuvent également être les causes de malformation des rectrices tels que : certains manquements en acides aminés, en minéraux, vitamines ou une structure de plumage fargilisée ( noir opale par exemple ) et également la présence sournoise de parasites destructeurs de plumes ou encore suite à d’importants
      problèmes de picage, ceux-ci contrariant bien souvent une repousse bien ordonnée des rectrices détériorées.

      Certains d’entre-vous auront remarqué ces irrégularités, ces plumes en ‘ trop’, mais au vu du scepticisme affiché par bon nombre de canariculteurs lors de conversations sur le sujet, il me semblait de bon aloi d’attirer un peu plus l’attention des éleveurs sur ce défaut important de plumage.

      Loin d’être complet et précis, cet article n’avait d’ailleurs pour but premier que de sensibiliser
      les éleveurs et exposants afin qu’ils remarquent et tiennent compte de ces 13ième
      et 14ièmrectrices mal venues et encore trop souvent ignorées.

       

      Par : Claudel Fermont Juge AOB canari de couleur

       

       

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