LE BOSSU-BELGE

              PAR Jean ROUMA Juge OMJ

Depuis sa reconstruction par A.DAWANS, en 1959 le canari bossu-belge est largement représenté dans toutes les expositions tant nationales qu’internationales.

Le problème pour parler de cette race, est posé par l’absence de photos correctes ; en effet il est difficile à saisir dans les positions adéquates de la race.

J’ai bien parlé des positions car étant une race qui doit «travailler » il existe deux positions : une position de repos et une position de travail.

Pour expliquer ces deux positions je dois me référer au dessin de HEINZEL parus au début des années soixante, qui à mon avis se rapproche le mieux du standard.

En position de repos le bossu-belge doit montrer beaucoup de points importants de son standard. Donc le repos pour un bon sujet consiste à avoir le dessus de la tête dans le même plan horizontal que les épaules ; à ce moment on observe 2 choses : la largeur du corps de profil, c’est à dire l’angle formé par le dos et la poitrine qui doit être assez large, tout en gardant la ligne dos-queue verticale, et la ligne de poitrine qui doit être droite : elle ne peut pas se creuser.

Si cette qualité existe, les cuisses doivent  être camouflées dans le triangle de poitrine, seul, les tarses sont visibles.

Dans la position de repos on constate la forme de la tête et une première estimation de la longueur du cou.

Avant d’aborder la deuxième position, on doit faire prendre au bossu une attention soutenue afin que ses doigts se crispent sur la perche et que son cou s’étire.

En général on gratte sous la cage, mais j’expliquerai plus loin mon point de vue sur la question.

En position de travail, le bossu belge doit montrer d’autres qualités : le cou s’allonge la tête descend plus bas que les épaules et l’oiseau prend une position que l’on appelle souvent position de 7.

Cette posture ne peut se faire au détriment de la verticale dos-queue qui est obligatoire dans les deux positions.

Attention à la queue se ramenant sous le perchoir (fait le scot)

Analysons les qualités à saisir lorsque le sujet travail :

- la tête plus basse que les épaules.
- le triangle formé par les épaules et la pointe du bec nous donne la longueur du cou. Vu de dos le triangle épaules et ailes doit être un triangle isocèle parfait, les côtés du triangle doivent rester droits ; si ces  derniers se terminent par 2 parallèles, c’est que le bossu manque de largeur d’épaules.

En dehors de la position, le plumage est à examiner, surtout les légères frisures de poitrines qui s’expriment plus fort lorsque l’oiseau descend sur la perche.

Les pattes d’un bon sujet sont inclinées à 45° pour les tarses, les cuisses sont donc à 90° par rapport aux tarses et camouflées dans le corps.

La queue d’un bossu doit comporter 12 plumes et être parallèle sur toute sa longueur.

La taille est de 18 cm et les sujets trop grands sont rares pour ne pas dire inexistants. Lorsque le juge doit faire travailler les bossus, ces derniers étant placés sur une table en hauteur le grattage sous la table ne concerne pas toujours les sujets que l‘on à devant soi, mais parfois des sujets plus éloignés.

                                                                                                          Jean ROUMA.


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