HYBRIDATIONS

EXPERIENCES D ELEVAGE

L’envie de me remettre à l’élevage d’hybrides, me trottait dans la tête, après un arrêt de plus de 10 ans
Pour me refaire la main, cini x canari, carpodaque x canari, furent tenté avec seulement du succès pour le premier accouplement : 3 jeunes, un mâle vert, un mâle et une femelle bleu. Le mâle bleu fût un bon sujet
d’exposition, son sommet sera une médaille d’or à Ypres au gala de la bague    d’or 2004.
Mes projets d’élevage 2004 était plus ambitieux, cini x canari, carpodaque x canari, les même couples 2003, auxquels j’ajoutait canari brun x carpodaque, chardonneret x bouvreuil, dur-bec des sapins x carpodaque.
Le couple cini x canari, à donné 3 jeunes femelles, les deux couples sur base carpodaque à donné que des œufs infécondés.
A noter que le métis bleu cini x canari de 2003 à été accouplé à une femelle de canari brun blanc onyx
et à donné 2 jeunes mâles un bleu et un mosaïque

Le couple Chardonneret de Sibérie x Bouvreuil ponceau.

Je tentait là du jamais vu dans mon élevage, en plus de 35 années d’expérience, je n’ai réussi que quelques nichées de chardonnerets, et jamais mené à bien un élevage de bouvreuils.
Mes idées de départ, acquérir les parents chez le même éleveur, les oiseaux auront passé les premiers mois de leur existence ensemble.
Les oiseaux était en ma possèssion le 25 octobre et logés dans une petite volière intérieure de 1m x 1m x 0.75m.
Comme nourriture un mélange le plus complet possible, sur une base de mélange canari, que j’améliore avec du tournesol, cardy, sarrasin, onagre, salade, chicorée, chardon, pomme, carotte, verdure de saison, baies de sorbier, le tout en quantités raisonnable.
La femelle de bouvreuil montre très tôt l’envie de construire un nid, mais j’ai attendu fin avril pour transférer le couple en volière extérieure, les chardonnerets ne sont pas des oiseaux que l’on peut qualifier de hâtifs.  
Le box d’élevage à comme dimensions 1.60m de longueur, 1.80m de haut, 1.00m de large, garni de deux bouquets de thuya, dans les quels un nid métallique est accroché par des pinces aux linges.

Matériaux pour le nid, fibre de coco, charpie blanche, sisal, mousse végétale, crin de cheval, foin fin.
Nourriture, mélange canari avec supplément de graines sauvage et de santé plus le mélange citer plus haut, pâtée d’élevage maison mélangée à Orlux indigènes + insectes Claus, buffalos, pinkies, et vers de farine décongelés, semences mi mûre de pissenlit, séneçon, mouron, laiteron maraîcher, selon saison.
Le nid fût construit en quelques jours, le premier oeuf pondu le 13 mai.
Vient le problème de réputation de piqueur d’œuf du chardonneret.
En premier lieu j’enlève les œufs et les remplace par un factice, la femelle pond chaque matin vers 6h15.
j’ai pus observé un accouplement entre le 4ieme et le 5eme œuf.
Au 5eme œuf je remets les vrais et j’enlève le mâle de chardonneret.
Le soir la femelle ne couvait plus, je décide de remettre le mâle, mais je retire deux œufs que je passe à canari tout ne sera pas perdu.
Le lendemain le bouvreuil couvait, le chardonneret semblait calme, je réduis la ration de pattée,
afin de ne pas trop exciter le mâle et d’éviter les problème intestinaux chez la femelle.
Au cinquième jour de couvaison, les œufs sous canari étaient clairs.
Deux jours plus tard, je mire les œufs sous la femelle de bouvreuil, les quatre œufs semblait clairs, elle avait donc pondu à 6 reprises, deux jours plus tard un nouveau contrôle me confirme que c’était fini de la première couvée. Une petite déception, mais de bonnes conclusions pouvait être retirer de cette couvée :

    1)  La femelle est en bonnes dispositions, 6 œufs tous pondus dans le nid (pas toujours évident
    au dire des éleveurs de bouvreuils)  elle couve très bien, calmement, et tolère les contrôles.

    2)  Le mâle ne pique pas les œufs, et reste calme pendent la couvaison.
    Le nid est reconstruit dans le deuxième bouquet de thuya, comme le premier le gros œuvre
    en fibre de coco et foin fin, pour la finition du crin animal.
     

Je laisse faire et n’enlève ni les œufs ni le mâle, de nouveau une ponte de 6 œufs.
Après 5 jours de couvaison, deux œufs semblaient être fécondés, grande joie, gros espoirs, tout n’est pourtant pas gagné mais une étape de plus a été franchie.
Naissance d’un seul jeune, après 14 jours de couvaison, nous somme le 5 juillet.
Nourrit avec la pattée citée plus haut, plus nourriture animale décongelée, des œufs de fourmis frais sont distribués plusieurs fois par jour.
Le petit est bien nourrit par les deux parents, est son développement semble normal.
Un baguage difficile au cinquième jour, une bague D 2.67 est exigée pour permettre le propre élevage
dans les concours.
Sortie du nid 16 jours après sa naissance.
Une troisième couvée de 6 œufs est mise en chantier par le couple, mais ne donna rien la mue ayant rattrapé les oiseaux, deux œufs était fécondés, dommage.
Le jeune sevré à +- 40 jours de vie, il est placé dans une grande cage de type élevage, très nerveux au début, pour devenir un oiseau calme assez rapidement, acceptant baies de sorbiers ou tournesol sur mon doigt.
La mue terminée, ses couleurs sont vives, mais pourrait être mieux délimitées au niveau du masque, de grande taille, le plumage un peu lâche, il à quand même remporté quelques championnats la saison dernière, dont le titre de champion du Hainaut.

A la somme de travail développée, un tel oiseau se doit d’être mieux récompensé, cette hybridation est quand même peu courante et assez difficile à réaliser.
A voir lors de la prochaine saison d’exposition.

Je voudrai ici remercier ceux qui mon apporté une aide morale ou matérielle, merci a Fred, Pierre, Louis, René, sans qui la réussite ne serait pas au rendez-vous.

Michel VION

La suite sera sur l’hybridation spectaculaire Dur-bec des sapins x carpdaque.     

 Suite